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20 ans après la chute du Mur


20 ans après la chute du Mur

" Parmi les ouvrages qui s’intéressent à la construction européenne, celui de Pierre Verluise offre un regard particulier sur la réunification de l’Europe après la fin du communisme [...]. Il a vécu ces moments inoubliables. Il les raconte en témoin et ce n'est pas sans émotion que l'on revit ces instants qui ont marqué un changement de monde. "

Jean-Dominique Giuliani

Président de la Fondation Robert Schuman

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Cover
Summary
Informations :
264 pages - 20.00 euros
ISBN : 978-8-916-722-39-9
Format : 135 x 210
  • Présentation
  • Extrait
20 ans après la chute du Mur : l'Europe recomposée

Le 9 novembre 1989, une foule immense abattait le mur de Berlin, symbole d’un monde bipolaire. Mstislav Rostropovitch jouait les Suites de Bach, les caméras du monde entier étaient braquées sur l’Allemagne, un vent de liberté soufflait…
Aujourd’hui, la Guerre froide n’est plus qu’un lointain souvenir. L’Union soviétique a disparu, les États-Unis sont devenus la seule puissance globale et la géopolitique de l’Europe a été révolutionnée.
Vingt ans ont suffi à opérer de profonds changements dans les relations internationales. Des stratégies déployées par les États-Unis pour défaire le bloc soviétique, à l’émergence d’une Union européenne rassemblant vingt-sept états, cet ouvrage révèle les aspects les plus méconnus du chemin parcouru : jeux américain et russe, ambiguïtés de la relation franco-allemande, enjeux des élargissements de l’OTAN, intégration d’anciens pays communistes à l’Union européenne…
A travers de nombreux témoignages et entretiens recueillis par l’auteur, qui marquent l’originalité de cet essai, Pierre Verluise dégage les lignes de force de la saga européenne. Il nous donne les clés pour comprendre les enjeux et les perspectives de l’Europe du XXIe siècle.

Pierre Verluise est docteur en géopolitique et fondateur du site Internet www.diploweb.com francophone. Chercheur à l’IRIS, directeur du séminaire sur l’Europe au Collège interarmées de défense, il enseigne également à l’ISIT et à l’Université de Cergy-Pontoise.


Pour consulter la
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L’Amérique asphyxie la Russie

Le général Vernon Walters raconte ainsi lors d’un entretien l’émergence du projet de l’IDS, également connu sous le nom de guerre des étoiles : « Lors de son premier briefing de la CIA et du département d’État, le président Ronald Reagan a demandé : “Quelles sont les options pour les relations des États-Unis avec les Soviétiques ?” On lui a dit : “Il y a l’option nucléaire, mais elle doit être écartée. Elle ne tuerait pas tout le monde mais elle tuerait tellement de gens que le monde ne serait plus jamais le même. L’option d’une guerre classique serait trop dangereuse, parce que les Soviétiques pourraient gagner : ils ont plus de bateaux, d’avions, de chars et de soldats que les États-Unis”.
Presque tristement, le président Ronald Reagan a demandé : “Mais n’avons-nous rien de plus qu’eux ?” “L’argent”.  [...] Plus tard, nous avons recruté quelqu’un du Bureau du budget de l’Union soviétique et nous avons découvert que le PNB de l’URSS était le sixième du nôtre. [...] Les Soviétiques avaient pourtant le complexe d’être toujours devant nous. Par exemple, la statue de la Mère Russie à Stalingrad a dix centimètres de plus que la statue de la Liberté, à New York. Le plus gros avion de transport soviétique, l’Antonov 220 a vingt-cinq centimètres de plus que le Galaxy américain. »Le général Walters marque un silence, se sert une nouvelle tasse de thé et reprend : « Entendant cela, le président Ronald Reagan a dit : “Si les Soviétiques ont cette passion de vouloir rester devant nous, dépensons beaucoup d’argent, ils feront faillite”. Il a donc introduit des budgets militaires annuels de l’ordre de 400 milliards de dollars, soit environ le budget de l’Allemagne fédérale en l’an 2000, troisième économie du monde. Il a fait cela pendant huit ans. »