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Chine, la grande séduction



 

Chine, la grande séduction

A l'heure des grandes reconfigurations géopolitiques et régionales, de la crise économique, de l'irrésistible montée en puissance de la Chine, cet essai est bienvenu, voire nécessaire, pour comprendre la politique étrangère chinoise et les évolutions des grands équilibres internationaux.
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Summary
Informations :
200 pages - 17.00 euros
ISBN : 978-2-916722-82-5
Format : 135 x 210
  • Présentation
  • Extrait
La Chine sera bientôt la première puissance économique mondiale et les conséquences de la crise financière internationale pourraient même précipiter cette échéance. Elle ne se contente plus de miser sur l’économie : Pékin voit plus loin et se lance dans une gigantesque opération de séduction planétaire. Promotion d’une culture plurimillénaire, mobilisation de la diaspora, diffusion du chinois, exploitation du patrimoine, aide au développement et stratégie gagnant-gagnant, la Chine soigne son offensive. Elle peut d’ailleurs se targuer de larges succès, notamment dans les pays du Sud, Afrique, Amérique latine et Moyen-Orient. Mais cette Chine décomplexée séduit également les pays occidentaux, qui succombent au soft power de l’empire du milieu.

Quels sont les effets à long terme de cette stratégie ? Celle-ci soulève des questions propres au régime de Pékin : la démocratie, les droits de l’homme, la montée en puissance militaire ou encore les ambitions territoriales. La nature du régime chinois, à première vue en totale contradiction avec les conditions du soft power, limite-t-elle les effets de cette diffusion ou au contraire en facilite-t-elle le rayonnement ?

L’auteur plonge au cœur des ambitions chinoises dont il décrypte la politique d’influence, de lobbying et de communication. C’est une réflexion passionnante sur une puissance qui fascine autant qu’elle inquiète.
 
Barthélémy Courmont est chercheur à l’IRIS, reponsable du bureau IRIS à Taiwan. Expert de la Chine et des questions stratégiques, consultant pour des médias, Barthélémy Courmont est déjà l’auteur de nombreux ouvrages dont notamment L'Asie orientale face au péril des nationalismes (lignes de repère et Les Guerres asymétriques (Dalloz).


 



Chine, la grande séduction

La Chine peut-elle séduire le monde ?  

Le compte à rebours est lancé. La Chine sera dans moins d’une génération la première puissance économique mondiale. À échéance de 2035, s’ accordent désormais la plupart des spécialistes à Washington, la Chine aura ainsi devancé les États-Unis après être devenue, il y a quelques années, le premier exportateur mondial, puis avoir gravi les échelons de la puissance économique l’un après l’autre, jusqu’à détrôner l’hyperpuissance américaine. Cette date, encore incertaine (disons raisonnablement que la Chine sera la première puissance économique mondiale avant 2050), marquera l’entrée des relations internationales dans une nouvelle ère. En effet, pour la première fois depuis la rencontre de l’Occident et de l’Orient, une puissance asiatique sera officiellement en tête des différents indicateurs. Une revanche sur l’histoire pour Pékin, une véritable révolution pour le reste du monde ! Le statut de pôle de l’économie-monde ne semble cependant pas suffire à un pays qui s’est découvert, avec les retombées de son développement, des ambitions de plus en plus grandes. La Chine ne se contente pas d’être la première puissance économique mondiale. Elle veut plus, et cela aura immanquablement pour effet de bouleverser les relations internationales, plus encore que ne l’avait fait la fin de la Guerre froide, si on s’en tient à l’histoire récente. Les paris sont d’ores et déjà ouverts pour savoir à quoi ressemblera un monde dans lequel la Chine aura un des premiers rôles. Pour Amy Chua, professeur à la Yale Law School, « une Chine superpuissance imposerait au moins un retour à un monde bipolaire ». La montée en puissance de la Chine modifierait ainsi en profondeur les rapports de force actuels, et créerait sans doute une situation inédite dans les relations entre grandes puissances. Le retour à un ordre westphalien semble en effet exclu, et la bipolarité a peu de chances de s’imposer tant la situation serait alors radicalement différente de la Guerre froide.